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Deerhunter charme le public du Mtelus

Deerhunter, originaire d’Atlanta, 8 albums sortis depuis 2005, sont venus jouer et présenter leur dernier opus Why Hasn’t Everything Already Disappeared? au théâtre National à Montréal. Précédé par une première partie surprenante, le show promet d’être de qualité.

Mary Lattimore est harpiste, que vient-elle faire dans un concert comme celui-ci vous demandez-vous ? Timide, touchant la musicienne est seule sur scène. La musique est légère et douce. Loin d’être classique, elle enregistre des boucles à la harpe sur laquelle elle joue d’autres notes et accords. Cela donne quelque chose de très intéressant, à la fois léger et clair. Ces bidouillages et transformations tendent jusqu’à l’ambiant à certains moments. L’auditoire ne s’attendant sûrement pas à ça, reste captivé jusqu’à la fin de cette première partie.

Contrastant avec ce minimalisme, Deerhunter occupe tout l’espace de la scène. Résolument rock indie, voire garage par moment, le groupe commence avec le morceau Cryptograms. S’ensuit un set de chansons composées des derniers albums avec les balades tranquilles PlainsNo One’s Sleeping ou encore What Happens to People. Puis c’est au tour de morceaux plus dynamique tel que Disappearing Ink et Coronado.

Le jeu est précis, tout semble naturel. Sur scène Bradford Cox (le vocaliste) est clairement le plus actif. Néanmoins, il ne vole ni n’éclipse le rôle des autres musiciens. Le batteur est perché sur une estrade, en plus de la scène et surplombe ses acolytes de l’arrière. Le clavier, le guitariste et le bassiste sont de part et d’autre de la scène.

Le dernier morceau, Monomania issu de l’album éponyme fini la soirée en beauté avec la descente de chanteur dans au milieu d’un public hystérique.

Retrouvez l’article original sur http://lesartsze.com/deerhunter-charme-le-public-du-mtelus/

Dans l’univers envoûtant de Boy Harsher

Le groupe Boy Harsher est présenté comme électro-rock sur Wikipédia ou encore électronique sombre sur leur site internet. Mais c’est bien de la new wave et du post punk qu’ils descendent. Après Trisomie 21 dans la même salle l’année dernière et en attendant She Past Away en Novembre prochain à La Salla Rosa, le duo Américain jouait à Montréal ce 13 février 2019. Le Ritz PDB n’est pas une grande salle, mais ce n’est pas cela qui empêche la tenue de concerts de qualités et la programmation de groupes au fort potentiel.

Un petit mot sur la première partie, Nghtcrwl. Groupe solo, ce n’est pas ce qui empêchera cette femme de faire du bruit dans la salle. Le set d’environ une heure se révélera animal et sauvage. À la limite de la performance et de l’expérimentation, peut-être un peu trop pour une partie des spectateurs: les sons sombres et tribaux captivent. Reconnaissance du public qui applaudira à la fin.

La voix du duo de Boy Harcher (Jae Matthews) est par comparaison douce et chaleureuse. Le beat électronique sombre (Gus Muller) s’articule de façon merveilleuse avec cette esthétique aérienne et mélancolique. Il y a une vraie complicité, quelque chose qui va au-delà de la musique entre les deux protagonistes et cela s’entend. Tour à tour intense, dansant, sombre, le concert passe vite et le public les acclame à la fin. Le rappel mérité permettra d’en profiter pendant 30 minutes supplémentaires et le groupe finira par le morceau « Pain »

Au rythme d’un album par an (Careful en 2019, Lesser Man en 2018 et Yr Body Is Nothing en 2016), on a déjà hâte d’être l’année prochaine.

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Trisomie 21, élégance froide

Voir l’article sur Les Artszé:

http://lesartsze.com/trisomie-21-elegance-froide/

Jeudi 4 octobre, le bar le Ritz PCB accueillait le concert de Trisomie 21 affichant complet et accompagné de deux autres groupes: la soirée fut un succès.

Premier groupe à se lancer donc, Morthouse débute aux alentours de 21h30. Dans une salle pleine mais pas encore tout à fait comble, la formation de Montréal entame un set de 5 morceaux. Début calme avec des nappes électroniques douces, le beat se fait de plus en plus présent. Les second et troisième titres sont plus techno/electro avec toutefois des passages très intéressants mêlant le côté hyper structuré et rythmé de la techno et une forme totalement organique influencé par la noise. La salle est sous le charme et applaudit copieusement.

Besatzung prend le relais après une courte pause. Également basé à Montréal. Plus électronica et expérimentale, boucles de guitare enregistrés, les sons venant de l’ambiante se mélangent à une ambiance cold wave. Le mix est réussi et les morceaux passent rapidement sans toutefois faire une aussi bonne impression que le groupe précédant.

Viens enfin ce que tout le monde attend, Trisomie 21. Né au début des années 1980, le duo français (maintenant trio avec le guitariste Bruno Objoie) est composé par Hervé et Philippe Lomprez. Avec près de 40 ans d’existence, le risque de se démoder ou de trop changer est élevé. Pourtant ici il n’en ait rien. Même si le style diffère d’entre les années 80-90 et leur dernier album, ce n’est ni un objet totalement différent, ni la même chose. Les chansons s’enchainent merveilleusement bien. L’élégant « Where Men Sit » ouvre le concert. Les spectateurs sont conquis et reconnaissent chaque morceau au bout de quelques notes. Les titres cultes se suivent. On peux noter entre autres « Jakarta », « Waiting for », « Il se noie » et « La fête triste » parmi le petite vingtaine de chansons jouées. Il y a vraiment une communion avec le public, quelque chose de rare et d’humain. Marquée par le post-punk et les synthés, la cold-wave de Trisomie 21 est toutefois très actuelle. Le trio fini par l’iconique « The last song ».

Intemporel est le mot qui vient à l’esprit lorsque l’on repense au concert. Trisomie 21 est un groupe difficile à classer: cold wave, post punk, industriel, électronique, peu importe. Il y a à la fois quelque chose de léger et profond dans leurs chansons qui fait que l’on est bien quand on les écoute et c’est là l’essentiel.

 

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Créateurs sans frontières: Marigold / Beurd – CSF#12

J’ai eu l’occasion d’être photographe de plateau pour le talentueux Nicolas Korsakov lors du tournage de la seconde saison de l’émission de télé “Créateurs Sans Frontières”. Cette séquence nous amène au Café MRKT, à Montréal ou se déroule ce nouvelle épisode. Pleins de gens formidables ont été présent lors de ce tournage, je vous encourage à visionner cette opus sur Youtube ici:

I’ve been photographer for the fabulous Nicolas Korsakov on his own TV Show during the second season of “Créateurs Sans Frontières”. This new episode brings us to Montréal ,at the Café MRKT. Wonderfull people are involved in this project and you can view the video here:

 

 

 

 

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iBike Crit Dix30

Samedi 29 septembre 2018 avait lieu le criterium Dix30 organisé par iBike, MTLzen et BV Productions. La course devenue une qualification canadienne pour la Fixed Nations Cup, le niveau était très haut cette année. 2 catégories hommes et une course femme ont eu lieu, agrémenté de pluie sur la fin.

This Saturday 29th 2018 took a bicycle race at the Dix30 mall. Organized by iBike, MTLzen et BV Productions, the race is now a qualification for the Fixed Nations Cup. Both race for men and women has taken under some rain, making the race even more impressive.

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The Horrors, de la new wave à la pop

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Ce lundi 18 juin, le temps chaud et humide n’incitait pas à sortir, une forte averse quelques minutes avant le début du show aura eu raison des spectateurs qui voulaient venir écouter la première partie. D’abord programmé au Théâtre Corona, c’est à L’Astral que se sont finalement produits The Horrors pour présenter leur album V, sorti fin 2017.

 

Le groupe Montréalais Venus Furs ouvre ce concert avec une petite dizaine de chansons.  Dans un style rock anglais, les instruments sont solides, mais la voix pourrait être plus présente. Au début rapide, le rythme ralenti pour devenir plus intime, personnel. La dernière chanson, avec des percussions qui donnent le tempo permet aux musiciens de se lâcher et réalise une transition parfaite pour la suite de la soirée.

La salle est maintenant bien remplie et c’est au tour de The Horrors de monter sur scène. Le groupe originaire de Southend-on-Sea en Angleterre nous a habitué aux changements de styles musicaux, en revanche leur look goth est invariable. Chaque album laisse une empreinte sur la prestation du groupe. Les tenues de leur premier EP, l’ambiance lumineuse de leur album Primary colour, et enfin la tendance pop et électro de leur 3 derniers LP.

Commençant par « Hologram » et « Machine », c’est l’énergie du chanteur (Faris Badwan) qui frappe. Le guitariste et bassiste ne sont pas en reste alors que le clavier et la batterie restent plus en retrait sur la scène. Enchaînant avec 4 titres des albums « Primary Color » et « Luminous », le son se teinte d’une sonorité new wave, voir carrément rock psyché.

Durant tout le concert, la maîtrise est impressionnante, malgré les changements de rythmes et l’énergie dégagée sur la scène. Retour sur leur album « V » avec « Weighted down », titre mystérieux, aérien et débutant une série de chansons plus « pop », parfaitement exécuté. Après le rappel, le groupe fini par les  chansons « Ghost » et « Something to remember », et propose tour à tour une teinte progressif et métallique puis un son directement sortie des années 80’s/90’s, avec une nouvelle fois une sonorité différente mais, et c’est la la force de ce groupe, avec un son reconnaissable entre mille.

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Styx: le rock n’est plus tout jeune, mais il donne toujours la banane !

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Accumulant les succès et les formations depuis 1972, le groupe Styx se produisait mardi 3 juillet à la Place Bell de Laval, accompagné de Joan Jett and the Blackhearts et Tesla. Soirée rock donc devant des spectateurs de tout âge (de la jeune fille au baby-boomer).

Le groupe a lancé un nouvel album « Mission » en 2017 et c’est sur un décompte rappelant le lancement d’une fusée que les musiciens ont fait leur apparition sur la scène. James « J.Y. » Young (Guitare), Tommy Shaw (Guitare), Todd Sucherman (Batterie), Lawrence Gowan (Clavier) et Ricky Phillips (Basse) sont entrés un à un dans la salle.

La scène est en place. Le public déjà dans les starting blocs. Le concert démarre avec le morceau « Gone Gone Gone » et la formation montre dès le départ l’étendue de son talent. Gowan à gauche, Todd Sucherman légèrement élevé avec sa batterie au centre et les 3 autres musiciens qui commencent déjà à occuper la scène selon leurs envies.

Les spectateurs aussi sont présents, debout dans la fosse et dans les gradins, scandant « Rock and Roll » et reprenant en coeur quelques paroles. Les morceaux alternent entre le dernier album « Mission » et les classiques qui ont fait leur succès. Ils joueront ainsi « Lady », « Sweet madame blue », « Come sail away » ou encore « Mr Roboto ».

Leur jeu de scène est certes moins dynamique qu’il y a quelques années mais on oublie vite ce détail grâce au plaisir communicatif qu’ils ont encore de jouer. Lawrence Gowan, avec son clavier pivotant, est mis à l’honneur sur plusieurs chansons notamment avec une reprise solo de « Bohemian Rhapsody » de Queen. À noter aussi l’apparition de Chuck Panozzo, membre historique du groupe, qui est venu prêter main forte sur quelques morceaux devant un public ravi. Le tout s’est fini sur « Renegade » dans un nuage de cotillons tombés du ciel.

Le rock n’est plus tout jeune, mais il donne toujours la banane !

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