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Black Lips enflamme les Foufounes Électriques

Depuis 1983 les Foufounes Électriques sont une institution à Montréal dans le monde underground et un point d’ancrage des cultures punks et alternatives. Sur cette scene se produit aujourd’hui Black Lips accompagné de Fucked Up et Wooing.

C’est une très belle surprise comme on aimerait en entendre plus souvent avec le premier groupe à se lancer. Wooing est composé de 3 personnes. La formation est simple mais efficace : Une batterie et deux guitare. Le groupe alterne entre les passages doux, mélancolique et d’autres beaucoup plus grungy, des fois dans le même morceau! La chanteuse à une prestance captivante et
tout ce que l’on peut leur reprocher est un set un peu court (30 min) mais c’est assurément un groupe à suivre de (très) près.

Changement de registre avec Fucked up, bien plus virulent, car la formation fait dans le hard rock et punk musclé. La salle est désormais comble et c’est rapidement que le public commence à bouger dans tout les sens. Le rythme est rapide et les normes sonores sûrement dépassées. Il y a un air de Prodigy dans les premiers morceaux. « Joyce », « Normal people » ainsi que « David Comes to Life » figurent parmi la douzaine de morceaux joués ce soir là.

Enfin les derniers mais pas des moindre à jouer est le groupe Black Lips. Originaire d’Atlanta, leur carrières décolle en 2007 avec l’album « Good Bad Not Evil ». Beaucoup plus léger que le groupe précédant, Black Lips nous sert un rock garage comme on l’aime, un peu sale, fait de mélodie et de rythmes à la guitare saturé. L’ambiance devient rapidement folle et le public se sent porté des ailes (littéralement car les gens montaient sur la scene et se jetaient dans la fosse pour se laisser porté par le public). On a pu ainsi écouter « Can’t Hold On », « O Katrina! » ou encore le plus calme « Crystal night » avant de finir sur « Bow Down and Die »

Ce fut donc une soirée réussi et mouvementé qui aura tant tenue aux groupes sur scene qu’à la présence d’un public qui c’est exprimé ce soir ci, mais on en attendais pas moins d’un concert en ce lieu.

Deerhunter charme le public du Mtelus

Deerhunter, originaire d’Atlanta, 8 albums sortis depuis 2005, sont venus jouer et présenter leur dernier opus Why Hasn’t Everything Already Disappeared? au théâtre National à Montréal. Précédé par une première partie surprenante, le show promet d’être de qualité.

Mary Lattimore est harpiste, que vient-elle faire dans un concert comme celui-ci vous demandez-vous ? Timide, touchant la musicienne est seule sur scène. La musique est légère et douce. Loin d’être classique, elle enregistre des boucles à la harpe sur laquelle elle joue d’autres notes et accords. Cela donne quelque chose de très intéressant, à la fois léger et clair. Ces bidouillages et transformations tendent jusqu’à l’ambiant à certains moments. L’auditoire ne s’attendant sûrement pas à ça, reste captivé jusqu’à la fin de cette première partie.

Contrastant avec ce minimalisme, Deerhunter occupe tout l’espace de la scène. Résolument rock indie, voire garage par moment, le groupe commence avec le morceau Cryptograms. S’ensuit un set de chansons composées des derniers albums avec les balades tranquilles PlainsNo One’s Sleeping ou encore What Happens to People. Puis c’est au tour de morceaux plus dynamique tel que Disappearing Ink et Coronado.

Le jeu est précis, tout semble naturel. Sur scène Bradford Cox (le vocaliste) est clairement le plus actif. Néanmoins, il ne vole ni n’éclipse le rôle des autres musiciens. Le batteur est perché sur une estrade, en plus de la scène et surplombe ses acolytes de l’arrière. Le clavier, le guitariste et le bassiste sont de part et d’autre de la scène.

Le dernier morceau, Monomania issu de l’album éponyme fini la soirée en beauté avec la descente de chanteur dans au milieu d’un public hystérique.

Retrouvez l’article original sur http://lesartsze.com/deerhunter-charme-le-public-du-mtelus/

Dans l’univers envoûtant de Boy Harsher

Le groupe Boy Harsher est présenté comme électro-rock sur Wikipédia ou encore électronique sombre sur leur site internet. Mais c’est bien de la new wave et du post punk qu’ils descendent. Après Trisomie 21 dans la même salle l’année dernière et en attendant She Past Away en Novembre prochain à La Salla Rosa, le duo Américain jouait à Montréal ce 13 février 2019. Le Ritz PDB n’est pas une grande salle, mais ce n’est pas cela qui empêche la tenue de concerts de qualités et la programmation de groupes au fort potentiel.

Un petit mot sur la première partie, Nghtcrwl. Groupe solo, ce n’est pas ce qui empêchera cette femme de faire du bruit dans la salle. Le set d’environ une heure se révélera animal et sauvage. À la limite de la performance et de l’expérimentation, peut-être un peu trop pour une partie des spectateurs: les sons sombres et tribaux captivent. Reconnaissance du public qui applaudira à la fin.

La voix du duo de Boy Harcher (Jae Matthews) est par comparaison douce et chaleureuse. Le beat électronique sombre (Gus Muller) s’articule de façon merveilleuse avec cette esthétique aérienne et mélancolique. Il y a une vraie complicité, quelque chose qui va au-delà de la musique entre les deux protagonistes et cela s’entend. Tour à tour intense, dansant, sombre, le concert passe vite et le public les acclame à la fin. Le rappel mérité permettra d’en profiter pendant 30 minutes supplémentaires et le groupe finira par le morceau « Pain »

Au rythme d’un album par an (Careful en 2019, Lesser Man en 2018 et Yr Body Is Nothing en 2016), on a déjà hâte d’être l’année prochaine.

Retrouvez l’article original sur http://lesartsze.com/dans-lunivers-envoutant-de-boy-harsher/

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Trisomie 21, élégance froide

Voir l’article sur Les Artszé:

http://lesartsze.com/trisomie-21-elegance-froide/

Jeudi 4 octobre, le bar le Ritz PCB accueillait le concert de Trisomie 21 affichant complet et accompagné de deux autres groupes: la soirée fut un succès.

Premier groupe à se lancer donc, Morthouse débute aux alentours de 21h30. Dans une salle pleine mais pas encore tout à fait comble, la formation de Montréal entame un set de 5 morceaux. Début calme avec des nappes électroniques douces, le beat se fait de plus en plus présent. Les second et troisième titres sont plus techno/electro avec toutefois des passages très intéressants mêlant le côté hyper structuré et rythmé de la techno et une forme totalement organique influencé par la noise. La salle est sous le charme et applaudit copieusement.

Besatzung prend le relais après une courte pause. Également basé à Montréal. Plus électronica et expérimentale, boucles de guitare enregistrés, les sons venant de l’ambiante se mélangent à une ambiance cold wave. Le mix est réussi et les morceaux passent rapidement sans toutefois faire une aussi bonne impression que le groupe précédant.

Viens enfin ce que tout le monde attend, Trisomie 21. Né au début des années 1980, le duo français (maintenant trio avec le guitariste Bruno Objoie) est composé par Hervé et Philippe Lomprez. Avec près de 40 ans d’existence, le risque de se démoder ou de trop changer est élevé. Pourtant ici il n’en ait rien. Même si le style diffère d’entre les années 80-90 et leur dernier album, ce n’est ni un objet totalement différent, ni la même chose. Les chansons s’enchainent merveilleusement bien. L’élégant « Where Men Sit » ouvre le concert. Les spectateurs sont conquis et reconnaissent chaque morceau au bout de quelques notes. Les titres cultes se suivent. On peux noter entre autres « Jakarta », « Waiting for », « Il se noie » et « La fête triste » parmi le petite vingtaine de chansons jouées. Il y a vraiment une communion avec le public, quelque chose de rare et d’humain. Marquée par le post-punk et les synthés, la cold-wave de Trisomie 21 est toutefois très actuelle. Le trio fini par l’iconique « The last song ».

Intemporel est le mot qui vient à l’esprit lorsque l’on repense au concert. Trisomie 21 est un groupe difficile à classer: cold wave, post punk, industriel, électronique, peu importe. Il y a à la fois quelque chose de léger et profond dans leurs chansons qui fait que l’on est bien quand on les écoute et c’est là l’essentiel.

 

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Créateurs sans frontières: Marigold / Beurd – CSF#12

J’ai eu l’occasion d’être photographe de plateau pour le talentueux Nicolas Korsakov lors du tournage de la seconde saison de l’émission de télé « Créateurs Sans Frontières ». Cette séquence nous amène au Café MRKT, à Montréal ou se déroule ce nouvelle épisode. Pleins de gens formidables ont été présent lors de ce tournage, je vous encourage à visionner cette opus sur Youtube ici:

I’ve been photographer for the fabulous Nicolas Korsakov on his own TV Show during the second season of « Créateurs Sans Frontières ». This new episode brings us to Montréal ,at the Café MRKT. Wonderfull people are involved in this project and you can view the video here:

 

 

 

 

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